FAQ

Foire Aux Questions

Quel est l’objectif du projet de réouverture au trafic voyageurs de la ligne Chartres-Orléans ? Propose-t-il un temps de parcours attractif ?

  • Le projet a pour objectifs de :
    • relier efficacement Chartres à Orléans en 1h05 environ, rapprocher les deux villes et faciliter les projets communs (échanges économiques, universitaires, culturels…) ;
    • améliorer l’accessibilité des territoires traversés par la ligne ;
    • offrir à un bassin de population d’environ 430 000 habitants (agglomérations de Chartres et d’Orléans, Communauté de communes de la Beauce Vovéenne, de la Beauce d’Orgères et de la Beauce Loirétaine) une nouvelle liaison en train, confortable, sécurisée et alternative à la route ;
    • renforcer l’offre TER, notamment par des correspondances en gares de Chartres, Voves et Orléans ;
    • pérenniser les services de fret sur la ligne.
  • Le temps de parcours (1h05 environ de Chartres à Orléans) est attractif face à l’automobile et aux services de car.

Combien y aura-t-il de trains par jour et quel sera le matériel roulant utilisé sur la ligne ?

  • La desserte prévue dans le projet est de 10 trains par jour dans chaque sens entre Chartres et Orléans (soit 20 circulations au total par jour).
  • Le matériel roulant qui sera utilisé pour exploiter la ligne n’est pas arrêté à ce stade. Il s’agira d’un matériel roulant thermique – la ligne ne sera pas électrifiée –, moderne, confortable et peu bruyant.

Quel est le coût du projet ? Est-il financé ?

  • La réalisation du projet est en partie financée au titre du Contrat de plan Etat-Région 2015-2020. Pour la partie restante, les échanges se poursuivront entre toutes les parties prenantes après l'achèvement des études et la finalisation du budget de l'opération.

Les études sont-elles terminées ? Le projet est-il « bouclé » ?

  • Les études ne sont pas terminées. Les études conduites jusqu’ici ont permis de définir les principes et les grandes caractéristiques du projet tels qu’ils sont présentés au cours de la concertation, mais des dimensions importantes comme l’implantation des haltes, les passages à niveau à sécuriser ou les mesures en faveur de l’environnement et du cadre de vie restent à approfondir.

A quoi servait la concertation organisée du 13 octobre au 3 décembre 2014 ?

  • La concertation organisée du 13 octobre au 3 décembre 2014 était organisée au titre de l'article L300-2 du Code de l'Urbanisme.
  • Elle était ouverte à tous : élus,  services de l’État et des collectivités, habitants, utilisateurs du train et des autres modes de transport, acteurs économiques, représentants d’associations, etc
  • Elle avait pour objet d’informer sur les objectifs et les grandes caractéristiques du projet et de recueillir le maximum de remarques, questions, propositions et avis pour enrichir la suite des études.
  • Elle représentait un temps fort de dialogue sur le projet : au fil de l’avancement des études, les différentes dimensions (traitement des passages à niveau et des haltes, questions agricoles, d’environnement et de cadre de vie…) seront abordées et précisées, notamment à l’échelle locale, avec toutes les parties prenantes.

Il existait une incertitude sur la possibilité de rouvrir complètement la ligne en raison du passage en proximité de la Base Aérienne 123. Cette question a-t-elle été réglée ?

  • Le passage à proximité de la Base Aérienne 123 faisait partie (comme la présence des silos qui sont des installations classées) des contraintes techniques qui devaient être levées avant de s’assurer que la ligne pouvait être rouverte au trafic des trains de voyageurs. Plusieurs réunions techniques ont eu lieu pour cela entre Réseau ferré de France et la Base Aérienne 123.
  • Deux options ont été identifiées à la suite de ces réunions :
    • un passage de la ligne en souterrain au niveau de la base aérienne, ce qui représenterait un surcoût de plusieurs dizaines de millions d’euros ;
    • un maintien de la ligne dans ses emprises actuelles, à condition que la ligne ne soit pas électrifiée (les courants utilisés par les trains électriques pouvant perturber le fonctionnement des instruments de mesure des avions). Dans un souci d’économie, c’est cette dernière option qui a été retenue.

La reprise d’un trafic de trains de voyageurs pourrait-elle gêner les circulations des trains de marchandises ?

  • 4 trains de marchandises au maximum circulent chaque jour sur les sections de ligne entre Voves et Chartres et entre Patay et Les Aubrais. 
  • Dans le cadre du projet, un train de voyageurs circulera toutes les heures dans les périodes de pointe du matin et du soir et toutes les deux heures en journée : la ligne conservera donc une capacité importante pour les besoins de transport de marchandises, même si ces besoins évoluent. 
  • SNCF Réseau a commencé à rencontrer les principales entreprises utilisatrices de la ligne et va poursuivre ces rencontres afin de disposer d’une vision plus précise des trafics de marchandises futurs.

Pourquoi doit-on supprimer des passages à niveau ?

  • L’objectif du traitement des passages à niveau est de sécuriser les traversées de la voie ferrée. Pour des raisons de sécurité, il n’est pas envisageable de traverser la ligne demain comme cela se fait aujourd'hui, avec des barrières qui ne se baissent que très rarement : aujourd'hui 4 trains de marchandises au maximum circulent chaque jour sur la ligne ; demain, 20 trains de voyageurs (26 trains entre Chartres et Voves) circuleront chaque jour à des vitesses beaucoup plus élevées.
  • La mise en sécurité des passages à niveau est une obligation réglementaire depuis 2008. SNCF Réseau n'est plus autorisé à créer de nouveaux passages à niveau et doit sécuriser ceux qui existent dès qu’une ligne est modernisée.
  • Il ne s'agit pas de supprimer tous les passages à niveau mais de rechercher une solution dans un éventail de possibilités allant de la suppression simple au remplacement par un passage souterrain ou supérieur ou au maintien avec des aménagements de sécurité. Chaque situation sera considérée au cas par cas.

De quelle manière seront prises en compte les questions d’environnement et de cadre de vie des habitants (milieux naturels, bruit, etc.) ?

  • L’étude des impacts du projet sur l’environnement naturel, sur les activités et sur le cadre de vie des habitants est l’objet de l’étude d’impact, qui est une pièce du dossier de la future enquête publique. Cette étude dresse un état initial, analyse les impacts et propose si nécessaire, en fonction des résultats sur chaque thématique (faune et flore, hydraulique, bruit, etc.) et des réglementations en vigueur, des mesures pour supprimer, réduire ou compenser les effets du projet. 
  • L’étude d’impact comprendra en particulier un volet « bruit » : le résultat cette étude permettra, selon la réglementation sur le bruit qui s'applique aux infrastructures ferroviaires, de définir si des mesures de protection des habitations proches de la voie ferrée (écrans anti-bruit, protections de façade) sont nécessaires.